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Qu’est-ce que l’impressionnisme ?

Né d’un rejet de l’art classique, l’impressionnisme fut vivement critiqué à ses débuts mais aujourd’hui, il cartonne sur le marché de l’art. Si l’impressionnisme rencontre aujourd’hui un tel succès, c’est avant tout parce qu’il s’agit d’un courant artistique innovant qui a initié une véritable rupture dans l’histoire de l’art. Depuis le XIXème siècle et jusqu’à nos jours, l’impressionnisme a influencé des générations d’artistes à travers le monde, permettant l’invention de nombreux procédés et courant artistiques, en peinture mais pas que…

I – Qu’est-ce que l’impressionnisme ?

1. Un courant né en opposition à l’art académique

Dans le milieu artistique, la seconde moitié du XIXème siècle vit apparaître partout en Europe un désir de casser les conventions qui avaient été construites durant des siècles d’évolution artistique. Ces conventions, qui étaient notamment l’héritage de la Renaissance, âge d’or artistique en Europe, attendaient des artistes qu’ils créent suivant certains codes extrêmement stricts. En peinture, l’impressionnisme fut le courant qui initia la rupture entre cet art, dit « ancien », et l’art moderne.

C’est le peintre Edouard Manet qui, le premier, osa se rebeller contre les conventions établies. Bien qu’il eût suivi dans sa jeunesse une formation artistique classique, il commença dans les années 1860 à casser les codes de la peinture pour réaliser des œuvres plus réalistes mais aussi plus personnelles. Edouard Manet inspira de nombreux peintres désireux de contribuer à cette rupture historique entre l’art ancien et l’art moderne. Des artistes aujourd’hui extrêmement célèbres comme Paul Cézanne, Claude Monet, Edgar Degas ou Alfred Sisley suivirent les traces d’Edouard Manet pour se lancer eux aussi dans la réalisation d’œuvres modernes, que l’on appela plus tard des « œuvres impressionnistes ».

2. La subjectivité avant tout

Les peintres impressionnistes avaient une vision inédite de l’art. Pour eux, une peinture réaliste n’était pas nécessairement une peinture parfaite du point de vue de la perspective, des lignes de fuite, de la netteté des contours et des couleurs. Une peinture réaliste était une peinture qui représentait la vision subjective du peintre. La recherche de la subjectivité dans la peinture mena les impressionnistes à l’invention de diverses techniques qui allaient totalement à l’encontre des codes de la peinture académique.

Partant du principe qu’un sujet est changeant, autant grâce au mouvement qu’à la lumière, les impressionnistes peignaient, plus qu’une scène figée, des instants fugaces. Pour représenter cette idée, ils peignaient par touches de couleurs visibles et juxtaposées, donnant à leur œuvre des airs d’esquisse. Ils révolutionnèrent également l’utilisation des couleurs. L’adoption de plus en plus fréquente des pigments de peinture artificiels leur permirent de peindre avec des couleurs plus vives. Cela donna beaucoup plus de luminosité à leurs œuvres. Par rapport à la peinture académique, ils utilisèrent également plus de tons clairs. Les œuvres impressionnistes étant plus subjectives, elles donnaient lieu à des interprétations de couleurs très différentes d’un peintre à l’autre. Par exemple, alors que les ombres étaient toujours peintes en noir dans la peinture classique, Alfred Sisley les peignaient bleues dans ses paysages de neige tandis que Pierre-Auguste Renoir la peignit toute en nuances violettes dans Torse, effet de soleil.

Aussi, les impressionnistes prônaient la division des tons au sein d’un même tableau. Ce procédé fut par la suite largement repris par les pointillistes. En peinture impressionnistes, les couleurs sont utilisées pures et non préalablement mélangées sur la palette. Le peintre juxtapose deux touches de couleurs pures qui, par un effet d’optique, prennent la couleur voulue lorsqu’elle est observée depuis une certaine distance. Ainsi, une touche de bleu et une touche de jaune juxtaposées donnent, de loin, un vert pur et lumineux.

Enfin, les peintres impressionnistes furent les premiers à populariser la peinture en plein air, que ce soit dans la rue, dans un parc ou sur les berges de la Seine. L’invention en 1859 de la peinture en tubes leur permit de transporter leur matériel plus facilement. La peinture en plein air correspondait totalement à leur vision de l’art puisque c’est une peinture pratiquée dans l’instant, par opposition à la peinture classique qui est réalisée en atelier.

Toutes ces innovations techniques permirent aux peintres impressionnistes de casser les codes de la peinture classique pour se tourner vers une peinture subjective qui, plutôt que d’obéir à des règles strictes, était relative à chaque peintre.

3. Des thèmes inédits en peinture

Le mouvement impressionniste s’intéressa également à des thèmes et sujets nouveaux en peinture. En effet, la peinture académique à cette époque incitait les peintres à ne représenter que des sujets ou des scènes tirés de l’histoire, de la religion ou de la mythologie. Or, Edouard Manet voulait être libre de représenter dans ses toiles le quotidien de ses contemporains. Grâce aux tubes de peinture mais aussi à l’invention de chevalets beaucoup moins lourds et plus pratiques, les peintres pouvaient désormais peindre en plein air mais aussi voyager avec leur matériel. Leurs thèmes et sujets ne se limitaient plus à l’intérieur de l’atelier.

Le Déjeuner sur l’herbe, peint en 1863, est l’un des plus célèbres exemples de cette rupture dans le choix des thèmes. Edouard Manet s’inspira d’œuvres classiques (notamment Le Jugement de Pâris de Raphaël et Le concert champêtre du Titien). Mais il les modernisa en transposant la scène dans un décor contemporain (un parc). Les personnages masculins sont vêtus à la manière des contemporains de Manet. Enfin, le groupe s’adonne à une activité qui est elle aussi contemporaine, un pique-nique en plein air.

Le Déjeuner sur l’herbe fut extrêmement mal accueilli par la critique pour plusieurs raisons : la nudité de la jeune femme, jugée vulgaire, mais aussi la manière de peindre, l’utilisation non-académique de la lumière et de la perspective ainsi que le thème du tableau. La toile fit scandale, déchaîna les critiques négatives et fut exposée en 1863 au sein du Salon des Refusés.

Toute cette mauvaise presse eut cependant un impact décisif sur l’histoire de la peinture. De nombreux artistes, eux aussi désireux de changer les codes de la peinture, entendirent parler d’Edouard Manet et de sa toile qui avait tant choqué les académistes. Le Déjeuner sur l’herbe inspira tous ces artistes. Ils eurent, eux aussi, envie de peindre les scènes quotidiennes qu’ils observaient autour d’eux, et non des scènes classiques qui ne les intéressaient pas. Edouard Manet ouvrit ainsi la voie à un profond renouveau des thèmes en peinture.

L’impressionnisme se reconnaît alors aujourd’hui par des thèmes contemporains, souvent des tranches de vie de la bourgeoisie de l’époque : la vie mondaine, les fêtes sur les berges de la Seine, les bars, les rues, les gares, les sorties à l’opéra mais aussi des paysages et des vues urbaines. Plus rarement, les impressionnistes pouvaient également peindre des scènes plutôt rattachées au monde des ouvriers (Les Raboteurs de Parquet, Gustave Caillebotte) ou des paysans (La Bergère, Camille Pissarro).

Une phrase restée célèbre d’Edouard Manet résume bien son intention, en tant que peintre impressionniste, de représenter les scènes de son quotidien, mais à sa manière, avec sa propre subjectivité : « Je peins ce que je vois, et non ce qu’il plaît aux autres de voir ».

4. D’où vient le nom « impressionnisme » ?

Le mouvement initié par Edouard Manet en peinture eut plusieurs noms successifs. Lorsque l’impressionnisme commençait tout juste, la critique ne savait pas encore trop comment classer ces artistes d’avant-garde : ils furent tour à tour qualifiés de réalistes et de naturalistes. Puis on se rendit compte que ces peintres faisaient partie d’un courant bien à part, qui avait ses propres idées, différentes du réalisme ou du naturalisme. On leur donna alors le nom de « Groupe des Batignolles » ou « Ecole des Batignolles », puisque leur quartier général, le Café Guerbois, était situé aux Batignolles. Puis Emile Zola inventa le terme d’« actualistes ».

Enfin, en 1874, une critique d’art écrite par Louis Leroy au sein du magazine Le Charivari donna au courant sa dénomination définitive. Cet article intitulé « L’exposition des impressionnistes » se moquait de l’œuvre de Claude Monet, Impression, Soleil levant. Malgré eux, les artistes se firent dès lors appelés « impressionnistes » et ce terme perdit, au fil du temps, son sens péjoratif.

II – Une brève histoire de l’impressionnisme

A l’origine de l’impressionnisme, on retrouve les peintres anglais John Constable et William Turner. Ces peintres paysagistes avaient déjà, au début du XIXème siècle, adopté une nouvelle manière de peindre, en travaillant avant tout sur la couleur et la lumière, plutôt que sur le réalisme du dessin. Ces peintres influencèrent beaucoup les futurs impressionnistes, notamment Claude Monet.

En France, l’année 1859 fut une date charnière dans l’apparition du mouvement impressionniste. Claude Monet emménagea à Paris, Edgar Degas revint lui aussi à nouveau dans la capitale et Camille Pissarro vit pour la première fois l’une de ses œuvres acceptée au prestigieux Salon de peinture et de sculpture. Ce fut à partir de 1860 que se forma le groupe d’artistes qui deviendrait les impressionnistes : Edouard Manet, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Berthe Morisot, puis Camille Pissarro, Paul Cézanne, Arland Guillaumin et Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley ou encore Frédéric Bazille.

En 1863, le Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet fit scandale, ce qui n’empêcha pas le peintre d’organiser sa toute première exposition à Paris. Dès lors, Edouard Manet apparut comme le chef de file du nouveau courant artistique naissant et chacun gravitait autour de lui. A partir de 1866, les futurs peintres impressionnistes se retrouvaient régulièrement au Café Guerbois, aux côtés de critiques, écrivains et d’autres artistes, comme par exemple le photographe Nadar.

Systématiquement refusés au Salon de peinture et de sculpture, événement indispensable pour lancer une carrière d’artiste à cette époque, les peintres impressionnistes décidèrent d’organiser leurs propres expositions. La première eut lieu en 1874. A ce moment-là, le style des artistes de Batignolles avait eu le temps d’évoluer et de mûrir, nourri par diverses influences, telles que l’aquarelle qui devenait de plus en plus populaire. L’exposition fut organisée en même temps que le Salon, entre le 15 avril et le 15 mai 1874, dans l’atelier du photographe Nadar. La critique fut sévère et l’événement fut un échec en termes de ventes. Mais elle avait compté bien plus de visiteurs que les artistes ne l’avaient espéré et ils virent cela comme un signe d’encouragement.

Le 24 mars 1875, les impressionnistes organisèrent alors une autre vente, cette fois-ci à l’Hôtel Drouot. Mais cette fois encore, ce fut un échec : seulement la moitié des œuvres furent vendues et la critique fut, une fois de plus, extrêmement négative. Mais c’est aussi à ce moment-là que de riches collectionneurs commencèrent à s’intéresser à cet art d’avant-garde, qui, certes, ne plaisait pas à la presse, mais semblait avoir de beaux jours devant lui.

En 1876, les impressionnistes organisèrent une seconde exposition, qui accueillit quelques critiques positives mais une grande majorité de critiques négatives. Malgré cela, ce fut le début de la reconnaissance du mouvement en tant que tel. Cependant, les années qui suivirent virent plusieurs membres importants quitter le groupe. Par exemple, lorsque les impressionnistes furent officiellement écartés du Salon en 1877, Paul Cézanne, qui aspirait toujours à une reconnaissance officielle de ses œuvres, déclara qu’il ne ferait plus partie du groupe impressionniste. Petit à petit, Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley et Claude Monet préférèrent eux aussi le Salon plutôt que les expositions des impressionnistes.

A partir de 1880, les impressionnistes furent enfin reconnus comme des peintres dignes de ce nom : Edouard Manet obtint même la légion d’honneur en 1881. L’impressionnisme commença alors à se frayer un chemin sur le marché de l’art mais surtout, il s’exporta en-dehors des frontières de l’Europe.

La dernière exposition impressionniste eut lieu en 1886. Cet événement décisif fut marqué par un intérêt des collectionneurs américains pour cet art moderne. De nombreux tableaux impressionnistes furent alors envoyés à New York pour être exposés. Mais c’est surtout l’Exposition universelle de 1889 qui marqua l’acceptation définitive de l’impressionnisme comme courant artistique à part entière. Claude Monet, Camille Pissarro, Paul Cézanne et Edouard Manet eurent l’honneur de voir plusieurs de leurs toiles exposées (les œuvres d’Edouard Manet occupaient alors toute une salle !).

Suite au décès du collectionneur Gustave Caillebotte, fervent défenseur de l’art impressionnisme, les œuvres qu’il avait acquises d’Edouard Manet, d’Edgar Degas, de Claude Monet ou encore de Pierre-Auguste Renoir, de Camille Pissarro et de Paul Cézanne furent léguées à l’état français. Aujourd’hui, cette collection impressionnante est à retrouver au Musée d’Orsay.

L’impressionnisme influença par la suite bien des générations d’artistes. Sans le mouvement impressionniste, il n’y aurait jamais eu de néo-impressionnisme, de pointillisme, de fauvisme, de symbolisme ou de cubisme. Aujourd’hui, il est difficile de parler d’art moderne et contemporain sans évoquer l’impressionnisme et son héritage sur les artistes de notre époque !

III – Les principaux représentants du mouvement impressionniste

1. Gustave Caillebotte

Né en 1948 à Paris, Gustave Caillebotte étudia la peinture à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Inspiré par l’art japonais, il contribua largement au mouvement réaliste mais aussi au mouvement impressionniste. Issu d’une famille aisée, il hérita d’une belle fortune au décès de ses parents, qui le permirent de soutenir sa propre carrière de peintre mais aussi d’apporter une aide financière à ses amis impressionnistes. Il acheta beaucoup d’œuvres de Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas ou encore Camille Pissarro, qu’il légua à sa mort, en 1894, à l’Etat français. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer Rue de Paris, temps de pluie, tableau peint en 1877.

2. Edgar Degas

Né en 1834 à Paris, Edgar Degas étudia lui aussi aux Beaux-Arts de Paris, auprès du professeur Louis Lamothe, qui avait lui-même été l’élève du célèbre peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres. Edgar Degas fut toujours réticent à faire partie du groupe des impressionnistes et même s’il est aujourd’hui considéré comme tel, il se considéra toujours à part. Au cours de sa carrière, Edgar Degas fit preuve d’une créativité sans limite et expérimenta tout un éventail de techniques artistiques, du pastel à la peinture, en passant par la sculpture et l’impression. Il est aujourd’hui très connu pour ses peintures représentant la vie des danseuses de l’Opéra de Paris. On peut ainsi citer, parmi ses œuvres les plus célèbres, La classe de danse ou encore Répétition d’un ballet, toutes deux peintes en 1874.

3. Claude Monet

Considéré aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’impressionnisme, Claude Monet est né en 1840 à Paris, mais il passa toute son enfance au Havre. Inspiré par les paysages du Havre et de Paris puis, plus tard, par les célèbres nymphéas de son jardin à Giverny, il peignit au cours de sa carrière d’immenses chefs-d’œuvre tels que Impression, Soleil levant­ (qui donna son nom au mouvement impressionniste), Les Coquelicots ou encore Le Bassin aux nymphéas.

4. Edouard Manet

Lui aussi né à Paris, en 1832, Edouard Manet s’opposa à son père qui souhaitait le voir devenir un officier dans la marine française, pour étudier la peinture auprès de l’artiste Thomas Couture. Ses voyages en Europe l’inspirèrent et forgèrent son style. Rejeté par la critique dès 1863 avec son Déjeuner sur l’herbe, Edouard Manet influença néanmoins une nouvelle génération d’artistes qui devinrent les impressionnistes. Il décéda en 1883, laissant derrière lui de nombreux chefs d’œuvres exposés aujourd’hui dans le monde entier, de l’Europe aux Etats-Unis.

5. Paul Cézanne

Connu pour son style reconnaissable entre mille, Paul Cézanne inspira tout au long de sa carrière de grands artistes tels que Pablo Picasso, Georges Braque ou Henri Matisse. Né en 839 à Aix-en-Provence, il se lia d’amitié très tôt avec l’écrivain Emile Zola, qui par la suite devint un grand défenseur des impressionnistes. A son arrivée à Paris en 1861, Paul Cézanne devint également l’ami de Camille Pissarro, grâce auquel il rencontra les autres peintres impressionnistes. Au cours de sa carrière, Paul Cézanne peignit aussi bien des portraits que des paysages, des scènes du quotidien et des natures mortes. L’une de ses œuvres les plus célèbres est Les Grandes Baigneuses, peinte en 1898. Les toiles de Paul Cézanne sont aujourd’hui exposées aux quatre coins du monde, de Paris à Saint-Pétersbourg, en passant par Londres et New York.

6. Camille Pissarro

D’origine danoise et française, Camille Pissarro est né en 1830 sur l’île de Saint Thomas. Arrivé en France à l’âge de douze ans, il étudia la peinture à Paris, notamment au sein de l’Académie Suisse où il rencontra Paul Cézanne. Considéré aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’impressionnisme, il est aujourd’hui exposé dans le monde entier, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Au cours de sa carrière, il peignit de nombreuses vues de Paris mais aussi des scènes paysannes, fait plutôt rare chez les impressionnistes.

7. Alfred Sisley

Né en 1839 à Paris, Alfred Sisley était d’origine anglaise. Il étudia aux Beaux-Arts de Paris, où il rencontra Frédéric Bazille, Claude Monet et Pierre-Auguste Renoir, qui devinrent plus tard des membres du groupe des Batignolles. Alfred Sisley est connu pour ses peintures de paysages, notamment des vues maritimes et fluviales et des paysages enneigés.

8. Pierre-Auguste Renoir

Egalement l’une des figures majeures de l’impressionnisme, Pierre-Auguste Renoir est né à Limoges en 1841. Lui aussi étudiant à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il fut un membre actif du groupe des Batignolles. Il participa aux expositions de 1874 et de 1876. Vers la fin de sa vie, il se tourna à nouveau vers une peinture plus classique, délaissant peu à peu l’impressionnisme. Il décéda en 1919, laissant derrière lui des œuvres magistrales qui sont aujourd’hui exposées à New York, à Saint-Pétersbourg, à Paris ou encore à Londres. Parmi ses tableaux les plus célèbres, on peut citer par exemple Le Déjeuner des canotiers ou Bal du Moulin de la galette.